Quand j’ai vu cette illustration, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire. Parce que… c’est exactement ça ! Les chevaux ont cette incroyable faculté de ressentir les émotions - et donc les problèmes - des humains. Ils cernent leurs cavaliers ou leurs gardiens mieux que n’importe lequel de leurs amis les plus proches !
Tout à la fois miroir et éponge, le cheval renvoie souvent, dans son comportement, l’image de son cavalier et parvient à partager avec lui, et quelquefois malgré lui, ses ressentis les plus secrets, qui peuvent aller jusqu’à la douleur physique.
Mes communications sont jalonnées d’histoires incroyables :
* La cavalière à qui je disais que sa jument avait des violentes douleurs d’estomac et qui m’a répondu : « Vous vous trompez, c'est moi, j'ai un ulcère ». Oui, mais sa jument aussi et ça a été vérifié !
* Ce cavalier qui se demandait pourquoi son cheval semblait avoir une vraie baisse de forme. Le cheval n’envoyait aucun ressenti de douleur, ni de mal être, simplement des envies de dormir ! Le monsieur a alors raconté ses insomnies récurrentes depuis 1 mois pour des soucis professionnels.
* Cette jeune cavalière un peu (trop) sûre d’elle qui reprochait à son cheval son manque de coopération. Et le cheval de faire comprendre qu’il voulait bien « faire le beau » avec elle, à condition qu’elle lui demande les choses « pas n’importe comment ». Ouïe, l’égo en prend un coup !
* Cette ado, très proche de son poney, qui ne comprenait pas pourquoi depuis quelques temps, il était moins enjoué. « Une boule là » a-t-il dit, envoyant l’image de son poitrail. La première frayeur passée, j’ai compris qu’il parlait d’une boule de tristesse. « Comme moi ? » m’a demandé la jeune fille. Ses parents étaient en plein divorce.
* Cette cavalière, visiblement très « énergique » dans ses rapports avec les autres, qui mettait sur le compte d’un problème physique le fait que sa jument se pointe depuis quelques semaines. « Pleine de colère, alors moi aussi » a répondu la jument, qui n’envoyait aucun ressenti de douleur. « J’ai des rapports conflictuels avec les autres, c’est pour ça que j’ai acheté un cheval, ça me calme ». Ben oui, ben non… !
Dans un prochain post, je vous raconterai quelques histoires surprenantes qui illustrent le sentiment de liberté, dénominateur commun à tous les chevaux. Pas la liberté des grands espaces, non, l’autre, la vraie, celle de l’esprit. Celle qui leur laisse le choix, hors bien sûr de tous problèmes physiques, de se donner, de partager, de faire confiance, d’être généreux… Ou pas !