« J’en ai marre de ce cuir ! », « Rentre-lui dedans, il se fout de ta gueule », « Mais quel connard ! », « Alleeez, un bon coup de cravache sur le cul ! »… Petite liste - non exhaustive ! — des gentillesses entendues au détour d’une allée d’écurie, dans un manège, au bord d’un terrain… Là, déjà, mon grand principe de non-jugement est un peu mis à mal… Mais alors quand vient la sacro-sainte phrase « je vais te monter qui est le chef ! »…, s’il n’y avait la brutalité qui va avec, je crois bien que j’éclaterais de rire !!!

Mais qui sommes-nous, petites fourmis gesticulantes, pour imaginer que nous allons pouvoir leur apprendre des choses par la contrainte et les dominer par la force ? ! Et qui es-tu, toi, ce cavalier que j’ai entendu récemment expliquer d’un ton péremptoire « les chevaux sont vraiment trop cons, s’ils étaient intelligents, ils ne supporteraient pas tout ce que nous leur faisons subir ! »

Les chevaux ont ce que l’homme a perdu depuis la nuit des temps… l’intelligence du cœur. Ils acceptent, ils pardonnent, pour une seule et unique raison : tenter, parfois désespérément, de créer une relation avec l’humain. Je ne compte plus le nombre de fois en communication, où je traduis avec certitude : « Dire que je veux donner – Pas être utilisé – Partager le plaisir ». Et ces mots, « M’écouter — Complicité », combien de fois s’imposent-ils avec force dans ma tête sur une image, une émotion, un ressenti…

Malheureusement, les animaux sont aussi des êtres de chair et de sang et quand les mauvais traitements, l’indifférence, le manque de soins leur deviennent insupportables, ils deviennent, non pas « cons », mais plus du tout coopératifs, ce qui n’est pas tout à fait la même chose !

Quand je capte ces sensations chez les chevaux, je repense toujours à cette orque, avec laquelle j’ai vécu l’une de mes plus extraordinaires communications. Quand je lui ai demandé si les humains lui avaient appris des tours de spectacle, (elle était dans un parc aquatique), j’ai vraiment eu l’impression qu’elle riait… Et en ouvrant grand ses mâchoires : « Si moi vouloir, tous morts… »

Il est des images comme celle-ci que j’aimerais tellement pouvoir envoyer dans la tête de certains humains…

 

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